DESSIN

Un premier trait/point…la suite est de l’ordre de l’imprévu; entre maîtrise et lâcher prise, accidents et réactions, le dessin prend forme. Ombre, lumière, volume, matière, couleur, indiquent des pistes à suivre, totalement éphémères, arbitraires, aléatoires. Et c’est comme un message codé qui s’impose, une histoire qui aurait pu être autre, mais voilà, qui est maintenant et tout de suite ce qu’elle est. L’histoire, les histoires, se font sous le trait du crayon, se défont, s’imbriquent –dialoguent- entre infiniment grand et infiniment petit, macro et micro mondes. En fin de compte, le rendu esthétique est indéterminé, élastique, ouvert. Il se veut d’ailleurs éphémère, comme un signe des temps.

PROCESSUS DE CRÉATION

Certes le point de départ est arrêté, voulu, connu… le choix d’une grande économie de moyens affirmé L’arrivée, elle, n’est pas envisagée, envisageable. Là n’est pas le propos, mais bien plutôt dans le processus de création : une forme d’écriture automatique par l’accumulation, la répétition, qui donne toute son importance au geste.

ESPACE CRÉÉ

Ce geste que l’on appréhende d’autant plus face aux installations de Ganaëlle Maury, où le dessin, réalisé in situ, visible dans sa construction, acquiert une nouvelle dimension. Prise en compte d’un monde, un espace architectural, un environnement, une atmosphère, et création tout à la fois d’un monde autre, personnel et impersonnel… Confrontation de l’intérieur et de l’extérieur. Le geste devient passerelle, la source de tous les possibles.




Sandra Michel